29.02.2008
La moindre des choses #28
Je passe des nuits entières à scruter ton sommeil. Au détour de tes hanches, le grain égaré de ta peau, ton échine embrasée de frissons. Le plus clair de mon temps à traquer tes soupirs nocturnes sur l’oreiller fané. Evaluer l’intensité du séisme, l’irrigation approximative de tes certitudes fissurées. Fouiller les décombres afin d’exhumer ce qui subsiste de nous, en recherchant vainement la faille d’où s’écoulent nos mémoires. Où se creuse la distance. Les yeux grand ouverts à guetter le moment où je sombre, pour mieux y détailler mes rêves.
© G.Cheval - Reproduction interdite.
Poème inédit.
17:52 Publié dans La moindre des choses (Poèmes) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sommeil, séisme, moindre, choses



