25.02.2009

La moindre des choses #40

Un jour comme un autre, vous vous éveillez avec des fourmis au bout des doigts et cette envie irrépressible de tout envoyer valser pour prendre enfin les choses en main, quitte à y laisser votre peau. Racontez.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème inédit.

12.02.2009

La moindre des choses #39

Partant du principe que le déplacement de tout corps projeté dans une direction dépend à la fois de sa masse et de la puissance du mouvement initié, tracez une courbe mettant en évidence le rapport entre les données précédemment énoncées et la force de l’impact pouvant survenir contre un mur, ou tout autre obstacle de nature identique, au terme d’une quelconque trajectoire en ligne droite.
Affinez les résultats obtenus en incluant une variable temporelle, pouvant se décliner en heures, en semaines, voire en années, afin de mesurer la durée d’un tel déplacement, étant entendu que la vitesse dudit corps suit pour sa part une courbe exponentielle…
Qu’en déduisez-vous quant à l’amplitude l’impact ? Justifiez votre réponse.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème publié dans la revue 'Linea' (automne 2003).

04.02.2009

La moindre des choses #38

L’attraction terrestre a sur moi cet effet désastreux : elle me cloue au sol quand des étoiles filent à travers ma tête.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème publié dans la revue 'Linea' (automne 2003).

26.01.2009

La moindre des choses #37

Je tremble, c’est à n’y rien comprendre.
Certains jours sont comme ça… Vous n’y prenez pas garde et ils vous vident de toute contenance. Engourdissent chaque souffle sous leur peau transie, se noient dans le café tiède et les pensées frileuses qui égrènent les minutes. Laissent retomber la poussière sur les rires de la veille. Vous privent de toute chaleur en attendant qu’ils passent, un jour ou l’autre.
Mais ce sont généralement des journées interminables. C’est à se demander si ce n’est pas de peur que je tremble…

 

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème publié dans les revues 'Linea' (2003) et 'Sarrazine' (2009).

16.01.2009

La moindre des choses #36

Au réveil dans la glace, fatigue et teint blafard. Vapeurs de vertige sur le sol ensommeillé. Et derrière le reflet, tout ce que le miroir ne renvoie pas. terré à l'intérieur, en dépit des apparences.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème publié dans la revue 'Sarrazine' (2009).

06.01.2009

La moindre des choses #35

Tu es dans le plus léger courant d'air qui frôle ma nuque. Je devine tes ondulations dans le moindre remous de mon bain, ta silhouette familière derrière le volant de chaque voiture que je croise, perchée par-dessus mon épaule quand je parcours le journal.

Lorsque je rentre le soir, tes yeux me guettent depuis le cadre étriqué où tu as désormais pris place. Prêts à investir mes rêves... Pourvu que tu me laisses dormir.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème inédit.

27.12.2008

La moindre des choses #34

Une poignée de minutes avant le départ du train, entrer dans la cabine du photomaton, isolée en bout de quai. Actionner le monnayeur, les yeux plantés dans l'objectif. Y fixer ce regard, déjà lointain.

 

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Poème inédit.

17.12.2008

La moindre des choses #33

Et si pour changer je déduisais le fonctionnement de tes infimes mécanismes ? Soustrayais au dédale de tes soupirs tes rouages complexes. Les minces fils que tu tendais entre nous, en essayant vainement de nous accorder. En parfaite harmonie. Et ceux qui m'étranglaient bien sûr, à mesure que tu m'assurais du contraire.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème inédit.

La moindre des choses #33

Et si pour changer je déduisais le fonctionnement de tes infimes mécanismes ? Soustrayais au dédale de tes soupirs tes rouages complexes. Les minces fils que tu tendais entre nous, en essayant vainement de nous accorder. En parfaite harmonie. Et ceux qui m'étranglaient bien sûr, à mesure que tu m'assurais du contraire.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème inédit.

06.12.2008

La moindre des choses #32

La gorge sèche, ils s'enlisent aux abords de ta langue sablonneuse, se heurtent à ses dents serrées. Au prix d'aigres contorsions se faufilent tant bien que mal entre tes lèvres cadenassées, au bord de l'asphyxie. Quand par miracle ils en réchappent, tes mots grimacent.

 

© G.Cheval - Reproduction interdite.

Poème inédit.

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